Sépultures
Charbonnières et ses églises
| 1ère classe | Grand-messe, tentures au grand autel, 12 chandeliers au grand autel, 4 chandeliers à l’autel de la Sainte Vierge, 4 chandeliers à l’autel de Saint-Roch | 110 Fr | |
| Tous les écussons, 5 clercs, 4 chantres, 12 glas, 4 chandeliers autour du corps | Fabrique 35 Fr | Sonneur et fossoyeur 15 Fr | |
| 2ème classe | Grand-messe, tentures au grand autel, 6 grands chandeliers, 4 chandeliers | 70 Fr | |
| Autour du corps, 10 écussons, 3 clercs, 4 chantres, 8 glas | Fabrique 17 Fr | Sonneur et fossoyeur 12 Fr | |
| 3ème classe | Grand-messe, 6 chandeliers ordinaires au grand autel, 4 chandeliers | 645 Fr | |
| Autour du corps, 6 écussons au grand autel, 2 chantres | Fabrique 8 Fr | Sonneur et fossoyeur 10 Fr | |
| 4ème classe | Messe basse, 4 chandeliers ordinaires au grand autel, 1 clerc | Sonneur et fossoyeur 8 Fr | |
| 1 chantre, 4 glas | Sonneur et fossoyeur 8 Fr | ||
| Classe exceptionnelle pour les enfants non adultes | 2 cierges au grand-autel, 2 autour du corps, 2 clercs, 4 glas | 12 Fr | Sonneur et fossoyeur 5 Fr |
Nota n°1 – Les parents qui réclameront pour ces enfants la levée du corps à domicile devront payer 3 francs en sus hors du bourg.
Nota n°2 – Si les familles désirent pour ces enfants non adultes une classe supérieure, elles pourront choisir l’une des ci-dessus.
Après trois ans d’utilisation, cette classification ne donne pas satisfaction, on trouve trop restreints le nombre des classes de sépultures, leurs tarifs insuffisamment gradués et les tarifs des services trop élevés. Le 1er janvier 1864 le conseil de fabrique porte le nombre de classes à six, tant dans les sépultures que dans les services et diminue les tarifs de ces derniers.
En 1885, l’église est le théâtre d’un événement rarissime : la conversion d’un protestant, son abjuration et son baptême. Le procès-verbal de cette célébration est consigné au registre du conseil de fabrique.
L’an mil huit cent quatre-vingt-cinq et le vingt-deux du mois de novembre, Sa Grandeur Monseigneur Jourdan de la Passardière, auxiliaire de son Eminence le Cardinal Caverot, Archevêque de Lyon et de Vienne, a reçu dans l’église paroissiale de Charbonnières l’abjuration de M. Auguste François Louis Henri Blanc, ouvrier maçon, domicilié à Charbonnières, lequel a renoncé volontairement et de son plein gré à la religion protestante dite Eglise réformée dans laquelle il était né le 22 novembre 1862 à Lausanne, canton de Vaud (Suisse). En rétractant l’erreur de sa secte, il a déclaré entrer sincèrement dans le sein de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, dans laquelle il a promis, avec la grâce de Dieu, de vivre et de mourir.
Monseigneur lui a ensuite donné sans condition le sacrement du Baptême. M. Blanc a ajouté à ses prénoms ceux de Marie Joseph Charles. Le parrain a été M. Sainte-Marie Audras, demeurant l’été à Charbonnières et l’hiver à Lyon, 10 place Louis XVI, la marraine, Madame Marie Charpentier, veuve de Charles Martin, représentée par Madame Christophe Cochet, née Amélie Mauverney, demeurant à Charbonnières.
Ont signé avec Sa Grandeur, le Baptisé, les Parrain et Marraine, M. Lajoint, vicaire général et autres témoins dont les noms suivent.



