Imprimer 

Séparation de l'église et de l'état

Charbonnières et ses églises

La loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État plaçait sous séquestre les biens de toute nature appartenant tant à la mense succursale de Charbonnières qu’à la fabrique de l’église, la conservation et la gestion en était confiées à l’administration des Domaines.

Avant l’inventaire du patrimoine paroissial, de nombreux donateurs usant du droit que leur accordait cette loi, avaient retiré de l’église les dons qu’ils lui avaient faits à différentes époques afin d’éviter la mainmise de l’État sur ces objets de culte.

La dernière réunion du conseil de fabrique s’est tenue le 9 décembre 1906. Après épuisement de l’ordre du jour, les comptes de la fabrique apurés faisant ressortir un excédent de recettes de 45 francs 60 centimes, le conseil émet et signe la protestation suivante :
"Nous, membres du conseil de fabrique de Charbonnières, protestons avec énergie et indignation contre le dessaisissement de la gestion des biens de l’église de Charbonnières qui nous est imposé contrairement à la volonté de Notre Sainte Mère l’Église. Nous déclinons toute responsabilité relativement à la gestion de ces biens dans l’avenir et faisons en toute sincérité profession de fidélité et de dévouement au Souverain Pontife et à Monseigneur l’Archevêque.
Suivent les signatures : Sainte-Marie Audras, président - Assadas, trésorier - Pontet, secrétaire - Jean Audras - Nové - M. le curé Bergeron.

Le 25 août 1907 a lieu la première réunion du conseil dit » paroissial » nouvellement constitué en remplacement du conseil de fabrique. Présenté par M. le curé, Monseigneur le Cardinal Couillé nomme les membres du nouveau conseil qui sont les mêmes, avec en plus M. Laurent Renaud.
Il est en outre décidé d’assurer l’église et son mobilier contre l’incendie pour garantir à titre l’occupant.

Le 20août 1922, M. le curé Bergeron informe le conseil qu’il fait don à l’église d’un tableau du XVIème siècle, sur panneau, peut-être de Jean Snetlinck (1597) représentant le "Calvaire de Jésus en Croix entre les deux larrons", un soldat perce son divin Cœur ; au pied de la Croix, Sainte Madeleine agenouillée, la Sainte Vierge soutenue par Saint-Jean, de chaque côté des larrons, dans le lointain, des soldats entrent dans Jérusalem représentée par une ville aux maisons gothiques.

Au cours de l’année ont été achetés 10 agenouilloirs et deux nouveaux bancs, ce qui porte le total à 10. La grande porte de l’église a été restaurée. L’église est maintenant éclairée à l’électricité avec 15 lampes, ainsi que la cure avec 23 lampes.
Un nouveau bail de douze ans est approuvé par le préfet, faveur personnelle à M. le curé en raison de son titre de bienfaiteur de la commune. M. le curé informe le conseil de nouveaux dons :

Deux nouveaux bancs sont installés, portant le nombre à 12.

En 1927 les différents candélabres du maître-autel et des deux chapelles ont été transformés et remis à neuf et adaptés au style de l’église. Les deux principales croix ont également été remises à neuf, l’une réargentée, l’autre revernie.
Quatre tableaux ont été installés dans l’église neuve :

En 1929 une double acquisition a été réalisée :

D’autre part, en prévision d’une forte hausse annoncée pour 1930, Monsieur le curé a commandé une garniture semblable pour l’autel de Saint-Joseph.

En 1930, des chandeliers sont achetés pour l’autel de Saint-Joseph.
Plusieurs bancs sont ajoutés en complément de ce que peut tenir l’église.

Considérant que l’installation de l’église est achevée, M. le curé envisage d’utiliser les ressources futures à la création d’une salle d’œuvre.

Ici se termine l’histoire du conseil de fabrique.

Téléchargement Télécharger le document "Charbonnières et ses églises"